l'Hadronyche infensa, une araignée qui peut tuer et sauver. (@huffingtonpost.fr)

l'Hadronyche infensa, une araignée qui peut tuer et sauver. (@huffingtonpost.fr)

Présent dans le venin d’une araignée mortelle, un composé chimique permettrait d’empêcher la destruction de cellules cérébrales après un accident vasculaire cérébral (AVC).

 

 

Le venin d’araignée, un véritable bouclier… Une toxine présente dans le venin d’araignée pourrait bien préserver le cerveau des victimes d’Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) d’éventuelles séquelles neurologiques.

 

Accident beaucoup trop fréquent, l’AVC est la 1ère cause de handicap moteur en France. Correspondant à une défaillance de la circulation du sang dans une région de l’encéphale, il survient, sans crier gare, après l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau sanguin.

Faisant deux fois plus de morts que la circulation automobile, les AVC laissent bien souvent les survivants meurtris par des handicaps majeurs : difficultés à parler ou à écrire (aphasie), dépression, problèmes de mémoire, paralysies…

Face à ce fléau, avoir « une araignée au plafond » pourrait bien s’avérer salutaire. C’est en tout cas ce que semble démontrer une étude australienne. « Nous pensons que nous avons trouvé pour la première fois un moyen de minimiser les effets dévastateur d'un AVC » estime le professeur Glenn King de l'Institut de bioscience moléculaire à l'Université de Queensland, l’un des principaux auteurs de cette découverte.

 

Hi1a, une protéine salvatrice

 

Les chercheurs ont, en effet, pu isoler une protéine, baptisée Hi1a, dont les vertus neuroprotectrices permettraient de bloquer le mécanisme (le canal ionique 1a) responsable des dommages cérébraux se produisant à la suite d’un AVC. C’est dans le venin de l’araignée australienne Hadronyche infensa que les scientifiques ont découvert cette molécule.

Testée sur des cellules humaines et sur des rats, des essais cliniques sont actuellement à l’étude « afin de pouvoir commercialiser rapidement ce traitement prometteur », souligne le professeur King.

Pour le chercheur, « L'un des aspects les plus prometteurs de cette protéine est qu'elle offre des niveaux exceptionnels de protection pendant huit heures après un AVC, ce qui représente une fenêtre remarquablement longue de traitement ». Cette découverte pourrait donc révolutionner le monde de la santé en offrant un véritable espoir pour les victimes d’AVC ne disposant, à ce jour, d’aucun médicament pour protéger le cerveau des traumatismes neuronaux liés à une attaque cérébrale.

Une étude menée par des chercheurs de la même université avait déjà, en mars 2016, mis le potentiel du venin d’araignée à l’honneur. Les scientifiques avaient alors rapporté que le venin de la tarentule verte du Pérou était capable d’inhiber les récepteurs de la douleur.

Les animaux n’ont pas fini de livrer tous leurs secrets…

DES VENINS THERAPEUTIQUES

 

A très petites doses, certaines toxines (Brotocétine TM , Eristostatine, Pumiliotoxine…) peuvent s’avérer thérapeutiques.

Extraites du venin de certains animaux (serpents, araignées, abeilles, méduses ou encore grenouilles), ces toxines sont utilisées à des fins médicales pour traiter des pathologies telles que le cancer, les maladies hémoragiques, la schizophrénie ou encore la maladie d’Alzheimer.

 

 

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